Dans le cadre de la série "Festival amérindien en 4 temps"
À la peine lune
Le Ciné-Club de Prévost présente
Sous les grands arbres
un film de : Michel Régnier.
Office national du film.

1991, 57 min 50 s, documentaire 16mm.

Vendredi, 5 mars 2004, 20 hres
au Centre culturel de Prévost, 794 rue Maple.


Sous les grands arbres
(Amazonie, Brésil)

Résumé du film


Tourné au plus profond de la forêt amazonienne, Sous les grands arbres jette un regard actuel sur les Indiens Huni Kui, une tribu qui a su s'ouvrir au monde sans perdre sa fierté, conserver ses coutumes sans les transformer en attributs folkloriques et se donner, avec le soutien financier de l'aide internationale à laquelle participe OXFAM-Québec, les moyens de contrôler sa santé, son éducation et son économie. Sur de très belles images d'un des peuples originels des Amériques, un film au commentaire volontairement laconique, un merveilleux hymne à la vie.
(photos : ONF)

Réalisateur Michel Régnier,
Producteur
Jean-Marc Garand, Scénario et texte Michel Régnier, Image
Michel Régnier, Montage Michel Régnier, Son Gilles Quintal, Jean-Pierre Joutel, Shelley Craig, Catherine Van Der Donckt, Voix et narration Madeleine Arsenault, Maison de production Office national du film du Canada.

 

Michel Régnier

Michel Régnier entreprend d'abord une carrière de reporter-photographe en France et en Côte d'Ivoire où il tourne également quelques courts métrages documentaires.

En 1957, il débarque au Canada et, dès son arrivée, il se joint à l'ONF où il travaille comme assistant sur une quinzaine de films documentaires. En 1959, Régnier quitte l'ONF pour travailler comme pigiste.

La même année, il réalise son premier court métrage, Little-Leage, sur l'activité des clubs de baseball pour les jeunes dans la ville de Québec. Suivra X...raconte, une série de 26 courts-métrages pour enfants, réalisés pour la télévision canadienne.Jusqu'en 1963, il abordera une grande variété de sujets qui englobent l'industrie, les artistes, les sciences et les sports.
En 1963-1964, Michel Régnier réalise, pour Radio-Canada, une série de treize courts métrages intitulée L'Afrique noire d'hier à demain. Il en assume la réalisation, l'image, le montage et le commentaire. Puis, jusqu'en 1967, il travaille comme pigiste à l'ONF et dans l'industrie privée, à des films documentaires ou de fiction, en tant que réalisateur, caméraman ou monteur, occupant parfois tous ces postes sur un même film.

En 1967, il réintègre l'ONF, cette fois à titre d'employé permanent. Il se joint alors à l'équipe de Société nouvelle/Challenge for Change qui cherche à faire un cinéma social mettant en scène les gens ordinaires ou les faisant se mettre en scène eux-mêmes dans des dynamiques de groupe, avec l'aide des Comités de Citoyens de certains quartiers. Pour mémoire, nous retiendrons notamment la série Urbanose, qui aborde la question de l'aménagement urbain à Montréal et un peu à l'étranger. Elle sera suivie d'Urba 2000, constituée de dix films qui exposent des actions concrètes et positives visant à améliorer les conditions de vie dans de grandes villes. canadiennes, américaines et européennes.


Après avoir été membre durant sept ans du Groupe de recherches sociales puis de Société nouvelle/Challenge for Change au sein de l'ONF, c'est vers le Tiers-Monde que Régnier tournera le plus souvent sa caméra. Aucun des grands problèmes et des grandes souffrances de l'humanité ne lui échappera.

En 1975. Il agira à titre de chercheur et de conseiller auprès des gens du bureau central de préparation de la conférence des Nations-Unies sur les établissements urbains, qui doit se tenir à New York, et apportera une assistance technique aux cinéastes africains ainsi qu'aux services d'Information qui les supportent.

En 1978. le cinéaste s'attaque à un autre projet d'envergure: Santé-Afrique . Cette série comporte trente et un films destinés à la formation et au recyclage des personnels de santé élémentaire, en Afrique francophone. Il s'agit de films didactiques réservés aux écoles et aux centres de formation, surtout en Afrique francophone.

En 1979, Régnier se rend dans au combinat sidérurgique de Woukang. Dans Un mois à Woukang , il nous donne à voir la vie quotidienne dans cette grande ville industrielle de la Chine centrale, en suivant une famille dont les parents sont employés au combinat. Puis, il nous livre la vie dans les camps de réfugiés cambodgiens avec La vie commence en janvier, tourné sur la frontière khmère-thaï au début de 1980.

Petit retour au Canada, où il réalise, en 1982, Les enfants du Gumbo, dans lequel il brosse la situation des Franco-Albertains de la Rivière la Paix, dans le nord de l'Alberta.
En 1983, Régnier entreprend une série de cinq films destinés à la formation des paramédics et des animateurs en milieu rural, principalement au Bangladesh, au West Bangal indien et dans le sud-est asiatique. Le coeur et le riz est offert en versions française, anglaise et bengali.

En 1986, à l'occasion de l'Année internationale du logement des sans-abri, Régnier signe un long métrage documentaire sur la vie quotidienne d'une famille de vingt-deux personnes dans une maison fragile, en Équateur. À travers le quotidien de ces gens, La Casa nous expose toute l'ampleur des problèmes auxquels sont confrontés des dizaines de millions de personnes dans les bidonvilles d'Amérique latine.

Dans Sucre noir (1987), Régnier nous montre que l'esclavage existe toujours et dénonce le goulag sucrier que constituent les plantations de canne à sucre de la République Dominicaine où 200,000 esclaves noirs suent de dix à quinze heures par jour, à quelques minutes des plages fréquentées par les touristes étrangers. Ce film lui vaudra trois prix.

Apsara et tous les enfants du Monde (1988), est un film d'espoir dans lequel Régnier montre que l'on peut assurer un avenir décent à des familles démunies. Il s'agit d'une courte trève dans son oeuvre. Les Silences de Bolama (1989) et L'Or de Poranga (1990-91) nous ramènent au coeur de la faim et de la misère, où l'espoir prend souvent figure humaine. C'est ce que nous montre Le Monde de Fredy Kunz (1990-91) en nous présentant ce prêtre-ouvrier qui oeuvre maintenant dans les favelas, en banlieue de São Paulo.

À la suite de ce film, Régnier se tourne vers les femmes et entreprend la série La Plus Grande Moitié du monde, dont Elles s'appellent toutes Sarajevo (1994), un documentaire saisissant qui nous présente sept femmes bosniaques aux prises avec la barbarie.

En plus de réaliser des films, Michel Régnier publie des livres de poèmes et de photographies. Il a écrit un essai : L'Humanité seconde : un cinéaste face au Tiers-monde et il s'adonne, depuis quelques années, à la nouvelle et au roman.

Référence :  ONF, www.onf.ca

Vendredi, 5 mars 2004, 20 hres
au Centre culturel de Prévost, 794 rue Maple.

C'est un rendez-vous !

Rétrospectives

10 octobre 2003
(PLEINE LUNE)

KANATA L'héritage des enfants d'Aataentsic
Un film de :
René Siouï Labelle


Pluie de pierres à Whiskey Trench
présenté le vendredi 13 juin 2003 (pleine lune).
Un film d'Alanis Obomsawin
(ONF)



Journées de la culture
samedi 27 septembre 2003
Atelier de dessin sur pellicule 16mm - POUR TOUS.
de 9h à 12 h,
à la gare de Prévost.

Une activité pour tous les âges.
Venez faire l'expérience et vous initier à l'art du dessin d'animation sur pellicule film 16mm.
Simplement. La contribution de chacun-e donne un résultat surprenant et le film est projeté à la fin de l'atelier.
Il n'est pas nécessaire d'être un artiste car l'atelier démontre une technique de base toute simple.
Aucun matériel requis ou apportez des crayons feutres indélébiles à pointe fine.
Informations : 224-5141, 224-7702 ou www.inter-actif.qc.ca/cine-club

Rétrospectives 1997 à 2004 des Journées.

 

CINÉ-CLUB DE PRÉVOST
1326 rue Chalifoux,
Prévost, Québec, Canada
J0R 1T0
Tél.: (450) 224-5141, 224-7369 ou 224-7702.
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